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PRÉSENCES. MÉMOIRES D'ARCHITECTURE
2018
Bois, vinyle réfléchissant
275 cm x 1000 cm x 60 cm
Axenéo7, Gatineau, Qc.
Projet réalisé à la suite d’une résidence de création à Axenéo7 et d'exploration à Buenos Aires (Proyecto 'ACE), Argentine.
Crédit : Justin Wonnacott
Présences (sculpture) est une installation composée de 7 répliques formelles de portails de sépultures du cimetière de Chacarita (Buenos Aires, Argentine) recouverts d'un vinyle autocollant réfléchissant : témoins d’une tradition artisanale qui tend à disparaître au profit d’une standardisation inéluctable et symboles identitaires communs aux Amériques issus de la colonisation européenne (dont l’influence française de l’Art nouveau). Cette œuvre fait partie de la série Mémoires d'architecture avec Présences (photo).
Lors d’un séjour en résidence d’exploration en Argentine en 2018, Chloë Charce s’est intéressée aux différentes utilisations du fer forgé à Buenos Aires et réalisé un corpus de travail inédit : ces doubles ont fait entre autres l’objet d’une série photographique et d’installations sculpturales.
Extrait du texte d’exposition :
Le corpus diffusé dans l’exposition présences. mémoires d’architecture résulte d’une réflexion conceptuelle entamée par Chloë Charce lors d’une récente résidence à Proyecto ‘ACE à Buenos Aires. L’artiste y propose des répliques formelles de portails du vaste cimetière de Chacarita érigé en 1871 suite à une dévastatrice épidémie de fièvre jaune. Les doubles, élaborés d’une matière réfléchissante — iridescente —, sont transposés à même les sépultures, confrontés aux originaux où ils sont ensuite captés photographiquement. Dès lors, les imitations agissent tels des négatifs en raison des effets de réverbérations qui rendent les reconstitutions de portails étincelantes. Effarantes et intrigantes tout à la fois, les formes ornementales affirment leur présence à travers les images vaporeuses et nébuleuses, sorte d’empreintes du temps trouées par l’oubli.
— Jean-Michel Quiron
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PALIMPSESTES
2019
Bois, vinyle réfléchissant
240 cm x 75 cm x 290 cm chacun environ
Lieux suspendus, duo avec Andréanne Abbondanza-Bergeron
McBride Contemporain, Montréal, Qc.
Commissaire : Benjamin Klein
Crédit : Guy L'Heureux
Palimpsestes est composée de 5 sculptures : des répliques formelles de portails du vaste cimetière de Chacarita (Buenos Aires, Argentine) recouverts d'un vinyle autocollant réfléchissant, sont accompagnés des découpes en négatifs des motifs décoratifs qui les constituent comme ombres portées.
Ce projet est en continuité avec le corpus
Présences. Mémoires d'architecture (avec Bruit blanc, Empreinte et Suspendre le visible).
Extrait du texte d’exposition :
« ce qui est diffus n’est jamais vu dans
l’immobilité »
— Gaston Bachelard, l’air et les songes. essai sur l’imagination du mouvement, Paris, Librairie José Corti, 1943, p. 226.
Les « lieux suspendus » du titre évoquent à la fois la suspension physique d’objets ou de matériaux dans l'espace et la suspension métaphorique, celle du temps, d'un récit, d'un moment figé ou de la mémoire d'un lieu, par exemple. Conjointement à la citation de Bachelard, « ce qui est diffus » exprime cette réalité floue et imprécise, invisible au premier regard, cet espace interstitiel entre le réel et l’imaginaire, perceptible à travers un mouvement incessant ; celui du déplacement du spectateur dans l’espace, du jeu de la matière et de la réflexion de l’artiste, résistant à l’inertie.












